Qu'est-ce que l'hypervigilance ?
"Je suis toujours en train de regarder autour de moi."
"J'entends le moindre bruit."
"Je pense toujours au pire."
"Je ne me sens jamais complètement détendu(e)."
Si vous vous reconnaissez dans ces phrases, vous souffrez peut-être d'hypervigilance.
Beaucoup de personnes pensent être « trop stressées » ou « trop anxieuses ».
En réalité, leur cerveau est simplement resté en état d'alerte.
Qu'est-ce que l'hypervigilance ?
L'hypervigilance est un état dans lequel le cerveau reste constamment à la recherche d'un danger potentiel.
Même lorsqu'il n'y a aucune menace réelle.
Autrement dit, votre système nerveux fonctionne comme une alarme extrêmement sensible.
Son objectif est de vous protéger.
Mais à force de vouloir anticiper tous les dangers, il finit par vous épuiser.
Pourquoi le cerveau fait-il cela ?
Notre cerveau est programmé pour assurer notre survie.
Lorsqu'il a vécu une expérience difficile ou répétée, il peut apprendre qu'il vaut mieux rester constamment sur ses gardes.
Il préfère détecter un danger qui n'existe pas…
…plutôt que risquer d'en manquer un véritable.
Pour lui, c'est une stratégie de protection.
Le problème, c'est qu'elle devient parfois permanente.
L'hypervigilance n'apparaît pas uniquement après un traumatisme
On associe souvent l'hypervigilance à un événement traumatique.
Pourtant, elle peut également se développer après :
- plusieurs années de stress chronique ;
- un burn-out ;
- des conflits familiaux répétés ;
- du harcèlement ;
- une enfance marquée par l'imprévisibilité ;
- des relations sous emprise ;
- des violences psychologiques ;
- une anxiété importante.
Le cerveau apprend progressivement qu'il doit rester vigilant.
Même lorsque le danger n'est plus présent.
Les signes de l'hypervigilance
Chaque personne la vit différemment.
Voici quelques manifestations fréquentes.
Vous analysez constamment votre environnement
Vous repérez immédiatement les changements.
Les bruits.
Les mouvements.
Les expressions du visage.
Vous êtes toujours attentif(ve).
Vous anticipez le pire
Votre cerveau imagine rapidement les scénarios les plus inquiétants.
Non pas parce que vous êtes pessimiste.
Mais parce qu'il cherche à prévenir un éventuel danger.
Vous avez du mal à vous détendre
Même pendant les vacances.
Même devant un film.
Même en famille.
Vous avez l'impression qu'il faut toujours rester prêt(e).
Vous sursautez facilement
Un bruit soudain.
Une porte qui claque.
Quelqu'un qui arrive derrière vous.
Votre corps réagit immédiatement.
Vous êtes souvent fatigué(e)
Rester constamment en alerte demande énormément d'énergie.
C'est comme si votre cerveau travaillait vingt-quatre heures sur vingt-quatre.
Pourquoi suis-je si fatigué(e) ?
Imaginez conduire une voiture…
En gardant constamment le pied au-dessus du frein.
Le moteur fonctionne.
Mais il s'use beaucoup plus vite.
C'est exactement ce que vit une personne en hypervigilance.
Son organisme ne connaît plus le véritable repos.
Même lorsqu'elle dort.
L'hypervigilance influence aussi les relations
Lorsqu'on est constamment en alerte, il devient difficile de se sentir pleinement en sécurité avec les autres.
Certaines personnes interprètent plus facilement :
- un silence ;
- un changement de ton ;
- un retard à un message ;
- une remarque anodine.
Le cerveau cherche en permanence des indices pouvant annoncer une difficulté.
Cela peut entraîner des malentendus, des conflits ou une anxiété importante dans les relations.
Peut-on sortir de l'hypervigilance ?
Oui.
Mais demander à une personne de « se détendre » est rarement efficace.
Son cerveau ne cherche pas à compliquer sa vie.
Il essaie simplement de la protéger.
Le travail thérapeutique consiste alors à lui apprendre progressivement que le danger est passé.
Cela passe notamment par :
- la compréhension du fonctionnement du système nerveux ;
- le développement du sentiment de sécurité ;
- l'apprentissage de nouvelles stratégies de régulation émotionnelle ;
- la diminution progressive des comportements d'anticipation.
Petit à petit, le cerveau apprend qu'il n'a plus besoin de rester constamment en état d'alerte.
En conclusion
L'hypervigilance n'est pas un défaut de caractère.
Ce n'est pas non plus un manque de volonté.
C'est une stratégie de protection mise en place par votre cerveau.
Une stratégie qui a souvent été utile à un moment de votre vie.
Mais qui peut aujourd'hui devenir source de souffrance.
La bonne nouvelle, c'est que le cerveau est capable d'apprendre.
Il peut progressivement retrouver un sentiment de sécurité.
Et vous permettre de vivre avec davantage de sérénité.
Besoin d'être accompagné(e) ?
Si vous avez l'impression d'être constamment sur vos gardes, de ne jamais réussir à vous détendre ou que cette vigilance permanente influence votre quotidien, il est possible de retrouver un sentiment de sécurité intérieure.
Je vous accueille à mon cabinet à Arles, ainsi qu'en visioconférence, pour vous accompagner dans la compréhension de ces mécanismes et vous aider à retrouver un fonctionnement plus apaisé.