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"Toute la journée, j'arrive à gérer… mais dès que le soir arrive, mon cerveau s'emballe."
"Au moment de me coucher, je repense à tout."
"Je me sens plus angoissé(e) la nuit que pendant la journée."
Si vous vous reconnaissez dans ces situations, sachez que vous êtes loin d'être seul(e).
Beaucoup de personnes constatent que leur anxiété devient plus présente en soirée, sans comprendre pourquoi.
Pourtant, ce phénomène s'explique souvent par le fonctionnement naturel de notre cerveau.
La journée, votre cerveau est occupé
Pendant la journée, votre attention est constamment sollicitée.
Le travail.
Les enfants.
Les rendez-vous.
Les déplacements.
Les discussions.
Toutes ces activités mobilisent votre cerveau et limitent la place disponible pour certaines pensées.
Cela ne signifie pas que l'anxiété a disparu.
Elle est simplement moins visible.
Le soir, le silence laisse plus de place aux pensées
Lorsque les sollicitations diminuent, le cerveau retrouve davantage de disponibilité.
Il recommence alors à traiter tout ce qui est resté en arrière-plan.
Les inquiétudes.
Les doutes.
Les conversations de la journée.
Les choses à faire demain.
Les souvenirs difficiles.
Ce n'est pas le soir qui crée l'anxiété.
C'est le moment où votre cerveau a enfin le temps de la laisser remonter.
Pourquoi les ruminations apparaissent-elles souvent au coucher ?
Le cerveau aime résoudre les problèmes.
Lorsqu'il détecte une situation qu'il considère comme inachevée ou inquiétante, il tente naturellement d'y réfléchir.
Le problème est qu'à cette heure-là, vous êtes souvent fatigué(e).
Or, un cerveau fatigué évalue plus difficilement les situations avec recul.
Les pensées deviennent alors plus envahissantes.
Les scénarios catastrophes paraissent plus crédibles.
Les solutions semblent plus difficiles à trouver.
Pourquoi les sensations physiques sont-elles plus présentes ?
Lorsque tout devient calme autour de vous, vous percevez davantage ce qui se passe dans votre corps.
Votre respiration.
Les battements de votre cœur.
Une tension dans les épaules.
Une sensation d'oppression.
Ces manifestations étaient parfois déjà présentes dans la journée, mais elles étaient masquées par l'activité.
Le soir, elles attirent davantage votre attention.
Et plus vous les observez…
Plus elles peuvent vous inquiéter.
Le cercle de l'anxiété du soir
Très souvent, un cercle s'installe.
Vous commencez à penser.
Ces pensées augmentent votre anxiété.
Votre corps réagit.
Vous observez ces sensations.
Vous vous inquiétez davantage.
Votre cerveau comprend alors qu'il existe un danger.
Il reste donc en alerte.
Le cercle continue.
Pourquoi ai-je l'impression que tout paraît plus grave la nuit ?
Avez-vous déjà remarqué qu'un problème qui semblait insurmontable à 23 heures paraît parfois beaucoup plus simple le lendemain matin ?
Ce n'est pas un hasard.
Le manque de repos, la fatigue mentale et l'absence de distractions rendent les difficultés plus impressionnantes qu'elles ne le sont réellement.
Avec une nuit réparatrice et le retour des activités quotidiennes, notre regard retrouve souvent davantage de recul.
Ce que nous travaillons en thérapie
Lorsque cette anxiété devient envahissante, nous cherchons à comprendre :
- ce qui nourrit ces inquiétudes ;
- les pensées qui reviennent régulièrement ;
- les croyances qui entretiennent le besoin d'anticiper ;
- les mécanismes d'anxiété présents dans la journée mais moins visibles.
L'objectif n'est pas de faire disparaître toutes les pensées du soir, mais de permettre au cerveau de retrouver progressivement un état de sécurité qui facilite l'endormissement.
Une question à vous poser
Lorsque votre anxiété augmente en soirée, demandez-vous :
"Est-ce que le problème est réellement plus grave qu'il y a quelques heures… ou est-ce que mon cerveau fatigué lui donne davantage de place ?"
Cette simple question permet souvent de prendre un peu de distance avec ce qui se passe.
En conclusion
Si votre anxiété semble plus forte le soir, cela ne signifie pas qu'elle apparaît soudainement.
Elle est souvent présente depuis plusieurs heures, mais l'agitation de la journée la rend moins perceptible.
Lorsque le calme revient, votre cerveau retrouve de l'espace pour traiter ce qui l'inquiète.
Comprendre ce mécanisme est déjà une première étape pour sortir de ce cercle et retrouver des soirées plus sereines.
Besoin d'être accompagné(e) ?
Si vos soirées sont envahies par les inquiétudes, les ruminations ou les difficultés d'endormissement, il est possible de comprendre ce fonctionnement et d'apprendre à apaiser progressivement votre anxiété.
Je vous accueille à mon cabinet à Arles, ainsi qu'en visioconférence, pour vous accompagner avec bienveillance.
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