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"J'ai l'impression que je vais mourir."
"Mon cœur bat très vite."
"Je n'arrive plus à respirer."
"Je vais perdre le contrôle."
Une crise d'angoisse est une expérience particulièrement impressionnante.
Lorsqu'elle survient pour la première fois, beaucoup de personnes pensent faire un malaise grave, avoir une crise cardiaque ou devenir folles.
Pourtant, aussi intense soit-elle, une crise d'angoisse n'est généralement pas dangereuse en elle-même.
Comprendre ce qui se passe dans votre corps est souvent la première étape pour retrouver un sentiment de sécurité.
Qu'est-ce qu'une crise d'angoisse ?
Une crise d'angoisse correspond à une activation brutale de votre système d'alerte.
Votre cerveau croit détecter un danger.
Il déclenche alors une réaction automatique destinée à vous protéger.
Votre organisme libère de l'adrénaline.
Votre cœur accélère.
Votre respiration change.
Vos muscles se contractent.
Votre corps se prépare à réagir.
Le problème, c'est que ce danger est souvent perçu par le cerveau, sans être réellement présent.
Les symptômes les plus fréquents
Chaque personne vit une crise d'angoisse différemment, mais certains symptômes reviennent souvent :
- accélération du rythme cardiaque ;
- sensation d'oppression ou de difficulté à respirer ;
- vertiges ;
- tremblements ;
- sueurs ;
- sensation de boule dans la gorge ;
- fourmillements dans les mains ou le visage ;
- impression de perdre le contrôle ou de devenir fou ;
- peur de mourir.
Ces sensations sont très impressionnantes.
Mais elles sont le reflet d'un organisme en état d'alerte.
Que faire pendant une crise d'angoisse ?
L'objectif n'est pas de lutter contre la crise.
Plus vous cherchez à la faire disparaître immédiatement, plus votre cerveau comprend qu'il existe un danger.
À l'inverse, il est souvent plus aidant de reconnaître ce qui se passe.
Vous pouvez par exemple vous rappeler :
"Je suis en train de vivre une crise d'angoisse. Mon corps réagit comme s'il y avait un danger, mais cette sensation va finir par diminuer."
Cette phrase peut sembler simple.
Pourtant, elle permet souvent de réduire la peur... de la peur.
Revenir progressivement au moment présent
Pendant une crise d'angoisse, le cerveau est projeté dans un scénario catastrophe.
Ramener doucement votre attention vers votre environnement peut l'aider à sortir de cet état d'alerte.
Vous pouvez par exemple observer :
- cinq choses que vous voyez ;
- quatre choses que vous pouvez toucher ;
- trois sons que vous entendez ;
- deux odeurs que vous percevez ;
- une saveur présente dans votre bouche.
Cet exercice ne supprime pas instantanément la crise, mais il aide votre cerveau à reprendre contact avec la réalité.
Respirez… sans chercher à respirer parfaitement
Beaucoup de personnes essaient de reprendre de grandes inspirations.
Cela peut parfois augmenter la sensation d'étouffement.
L'objectif est plutôt de ralentir progressivement le rythme respiratoire.
Par exemple :
- inspirez doucement pendant quatre secondes ;
- retenez votre souffle deux secondes si cela vous est confortable ;
- expirez lentement pendant six secondes.
Il ne s'agit pas de réussir un exercice parfaitement.
Simplement de redonner progressivement un rythme plus calme à votre respiration.
Ce qu'il vaut mieux éviter
Pendant une crise d'angoisse, certaines réactions peuvent involontairement entretenir le cercle de la peur.
Par exemple :
- lutter de toutes ses forces contre les sensations ;
- vérifier constamment son pouls ;
- rechercher immédiatement des réponses sur Internet ;
- s'isoler systématiquement par peur qu'une nouvelle crise survienne.
Petit à petit, ces comportements peuvent renforcer l'idée que la crise représente un danger.
Pourquoi les crises reviennent-elles ?
Après une première crise, beaucoup de personnes développent une peur… de refaire une crise.
Elles commencent à surveiller leur corps.
À éviter certains lieux.
À anticiper les situations qui pourraient déclencher une nouvelle angoisse.
Ce n'est plus seulement la crise qui devient difficile.
C'est la peur permanente qu'elle revienne.
C'est précisément ce cercle qu'il est possible de travailler en thérapie.
Ce que nous travaillons en consultation
Lorsque vous consultez pour des crises d'angoisse, l'objectif n'est pas uniquement d'apprendre à les calmer.
Nous cherchons également à comprendre :
- ce qui les déclenche ;
- ce qui les entretient ;
- les pensées qui alimentent la peur ;
- les comportements d'évitement qui se sont progressivement installés.
En comprenant ces mécanismes, il devient possible de retrouver un sentiment de sécurité plus durable.
Une question à vous poser
Après une crise, plutôt que de vous demander :
"Pourquoi est-ce que ça m'arrive encore ?"
Essayez de vous demander :
"Qu'est-ce que cette crise essaie peut-être de me montrer sur mon niveau de stress ou d'épuisement ?"
Cette question permet souvent de porter un regard plus bienveillant sur ce que vous traversez.
En conclusion
Une crise d'angoisse est une expérience très intense, mais elle ne signifie pas que vous perdez la raison ou que votre corps est en train de lâcher.
Elle est le signe d'un système d'alerte devenu particulièrement sensible.
Avec un accompagnement adapté, il est possible de comprendre ce fonctionnement, de diminuer progressivement la peur des crises et de retrouver une vie plus sereine.
Besoin d'être accompagné(e) ?
Si vous vivez des crises d'angoisse répétées ou que la peur d'en refaire prend de plus en plus de place dans votre quotidien, sachez qu'il existe des solutions.
Je vous accueille à mon cabinet à Arles, ainsi qu'en visioconférence partout en France, afin de vous aider à comprendre ce qui se passe et à retrouver progressivement un sentiment de sécurité.
À retenir en cas de crise d'angoisse
avec 5 points très courts :
- ✔️ Une crise d'angoisse est impressionnante, mais elle n'est généralement pas dangereuse.
- ✔️ Les symptômes finissent toujours par diminuer.
- ✔️ Ralentir progressivement sa respiration peut aider.
- ✔️ Observer son environnement permet de revenir au moment présent.
- ✔️ Si les crises se répètent, un accompagnement peut aider à comprendre et à traiter leur origine.